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Montlandon église Claude Pajusco
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Montlandon, photos d'hier et d'aujourd''hui

Association Arts et Loisirs en Haute-Amance

1, place Virey  52600 Hortes

Montlandon, son église.

  

  

L'église Notre-Dame



          La bâtisse

      Son église, du XIXème siècle, est dédiée à la Vierge en sa nativité.

La fête patronale a lieu le 8 septembre.

Cette bâtisse, située à 410 m d'altitude, est contiguë à une propriété appartenant actuellement à Bernard Schaltegger et dont les anciens propriétaires ont été bienfaiteurs vers les années 1880.

La rénovation de l'église débuta quelques années après, sous le mandat de son maire, Jean-Baptiste Noël.

      Sa proportion était moindre et le clocher actuel n'existait pas. Des réparations urgentes et indispensables furent demandées en juin 1810. Cela concernait la tour de l'église, la couverture du choeur, de la chapelle et de la sacristie.

Plusieurs pièces de bois, qui concourent à la composition de la flèche du clocher, sont altérées à leurs assemblages. Le seuil du vitrail côté Sud-Ouest est entièrement pourri.

Les abat-sons du clocher sont presque en totalité détruits et ce qui en reste est dans un état de délabrement total.

      Deux chênes furent fournis par la commune pour les besoins de la réparation, soit deux pièces de 7 m et 0,19 m x

0,32 m d'équarrissage.

      Les tuiles de remplacement furent des tuiles de Neuilly. Ces réparations furent réalisées en 1921. La croix et le coq y furent replacés.

      La toiture de l'église, au niveau du choeur, date de 1764, l'inscription y a été trouvée lors de travaux en 1976.

Le 22 juin 1861, un ouragan d'une rare violence renversa la petite flèche du clocher qui se trouvait accolée à la chapelle de la Vierge, (partie droite du transept).

      Ce drame occasionna beaucoup de souci aux élus et à la fabrique de Montlandon. Ce petit clocher qui devenait vétuste, un peu à l'image de l'intérieur de l'édifice, devait être réparé. La partie où les fidèles se réunissaient était exiguë, son plafond était en planches, comparable à l'église de Troischamps actuelle.

      D'importants travaux s'imposèrent donc, déjà pour une mise hors d'eau et ensuite pour son agrandissement.

      C'est Monsieur Hannaire, architecte à Rosoy qui fit la coordination des travaux.

Ils furent chiffrés à la somme de 19 500 F. Une souscription spontanée des habitants, soit la somme de 5 215 F, fut engagée. Le conseil de fabrique versa 200 F.

La commune, par l'augmentation du rôle sur les pâturages puis la vente de peupliers, permit le bouclage financier de ce lourd investissement. L'adjudication de ces travaux fut conclue le 17 mai 1872.

      C'est Monsieur Grosse, entrepreneur, qui commença les travaux en 1873. La pierre nécessaire provenait des carrières de Noidant-le-Chatenois. Une polémique éclata bien vite durant les travaux. Monsieur Hannaire présenta pour le clocher uniquement,

une dépense de 33 000 F alors que le projet initial

d'agrandissement était de 19 500 F.

      Une partie fut réceptionnée le 17 décembre 1873. C'est seulement en 1876 que le coq fut placé au sommet du nouveau clocher, après un retard dû à un surcoût considérable de ces travaux.

Le choeur datant du XIIIème siècle, fut préservé. Il fut réparé en 1878 grâce à un don de Nicole Rose Badet. Le sanctuaire est orienté selon la tradition. En 1893, la voûte de l'église se dégrada et inquiéta la sécurité publique.

      Un legs de 1600 F fut fait à la fabrique de l'église par Mademoiselle Elisabeth Verbecq mais la commune le refusa après étude des conditions.

Les legs étaient très courants entre 1800 et 1900. J'ai joint (page 57 et 58) une copie du legs datant de 1821 par lequel Madame veuve Anne-Marie Boudrot, épouse de l'ancien maire de Hortes, Isaac Barillot, lègue des bijoux, de l'argent et du blé.

      Le but de ces testaments était aussi souvent, l'aide aux indigents. Certains, par contre, les faisaient dans le but d'une survie dans l'au-delà (messes, prières résultant d'une fondation). Plusieurs dizaines de milliers de francs de cette époque étaient gérées sur Haute-Amance par le bureau des Marguilliers (voir page 160).

      La tour, le fronton et la flèche, furent rejointoyés en 1906 pour un coût de 1 564 F, selon un devis établi par Monsieur Janniard, architecte à Langres.

D'importantes infiltrations menaçaient la structure de l'édifice. En 1920, la commune procéda à l'échange des tuiles plates pour la somme de 35 500 F.

      Actuellement, le maître-autel n'existe plus. Seul, son socle subsiste par la présence de deux marches. Ce superbe autel, en forme de bâtisse en pierres dentelées, a été démonté, dans la période où les autorités religieuses ont prôné l'austérité et le dénuement des lieux de culte.

Il est regrettable que d'autres décorations aient eu le même sort. L'habileté de certains antiquaires et la désinvolture de certains curés, ont contribué à ces états de fait. Certaines de ces décorations ou de ces mobiliers étaient dus à la générosité de bienfaiteurs. Quel affront face à de tels agissements!

      L'église est pavée en dalles de pierre. Seuls, les emplacements du choeur et les deux chapelles possèdent des carreaux en grès cérame.

C'est dans la chapelle du Sacré-Coeur que sont regroupées sept statues. La verrière y est ordinaire.

      La voûte qui est dans l'axe des chapelles et de la nef, a été renforcée par d'importantes tiges en fer. Elle est très dégradée.

La verrière n'est plus que colorée. A l'origine, un vitrail semblable à celui de la chapelle de la Vierge devait s'y trouver. Pourquoi ce vitrail n'a-t-il pas été remis en valeur ?

Peut-être était-il trop dégradé ?

       Ce dommage aurait été provoqué par l'explosion du 13 septembre 1943. La voûte de la partie gauche du transept fut renforcée après 1947, sous le mandat de Paul Barbier et sous la responsabilité de Monsieur Méot, architecte.

Les enduits intérieurs de l'édifice furent rénovés.

Une sonorisation fut installée en 1970.

Sur la droite du transept, il y a un vitrail qui représente la Vierge et l'Enfant Jésus. C'est un don de Madame veuve Grand et de Madame Daigney-Grand. Un autel à l'Immaculée Conception y est édifié.

      On y trouve les traditionnelles statues telles Ste-Jeanne d'Arc, la Vierge...

Il y a un chemin de croix polychrome.

      La chaire, sobre et effacée, est d'une conception très simple.

On peut remarquer la présence, à l'arrière de la nef, de onze corbeaux qui peuvent laisser penser à l'existence d'une ancienne tribune.

      Une plaque commémorative en plâtre moulé, honore

par l'inscription " PRO UMANITATE, PRO PATRIA ",

les combattants morts au Champ d'Honneur.

Michel Testevuide, 23 mai 1915

Marcel Gillot, 16 juin 1915

Paul Jannel, 06 juillet 1915

Auguste Jourdeuil, 27 août 1915

Henri Carbillet, 08 mars 1916

Victor Laurent, 27 octobre 1917

Augustin Viard, 17 mars 1918

Emile Laurent, 23 juin 1918

Georges Viard, le 15 mai 1940

Daniel Massotte, le 22 octobre 1961

 Les vitraux ;

      Ils subiront quelques petites réparations en 1985 et en 1992.

L'ensemble magnifique du choeur représente respectivement, Ste-Anne, St-Joseph, le Christ et la Vierge. Aménagé en ogive, cet ensemble complète la nef d'une façon admirable.

Sur la façade de l'entrée principale, une très belle et originale verrière ronde est finement entourée d'un filet rouge et bleu.

Le clocher

      Sa toiture en pierre a été rénovée en 1972 et 1978, suite à la foudre.

Les abat-sons, confectionnés en 1876, ont été totalement refaits en 1994 par l'entreprise Piquée de Fayl-Billot, pour un montant de 150 000 F. Il subsiste encore de nombreuses infiltrations très difficiles à localiser en raison de sa structure en pierre. Ces dernières s'aggravent lorsque la pluie provient du Sud.

      Des gargouilles ornent la base de la flèche comme à l'église de Chaudenay. Sur les huit d'origine, l'une est manquante et une autre n'a plus de tête.

      Voici une petite légende écrite par les enfants des écoles

en 1994.

Les gargouilles de l'église

      Il y a fort longtemps, le diable se désolait de voir tous les habitants de Montlandon se rendre à la messe le dimanche. Il n'en dormait plus la nuit, cherchant le moyen de les empêcher d'assister aux offices.

      Après avoir longuement réfléchi, il décida de passer à l'action. La veille de Noël, peu avant la messe de minuit, il fit apparaître, au sommet du clocher, aux quatre angles de la tour, d'horribles bêtes monstrueuses qui se mirent à cracher du feu.

      Dans la nuit, les langues de feu se voyaient de très loin, des villages environnants et, même des remparts de Langres. Ces animaux sataniques poussaient des rugissements terrifiants qui parvenaient jusqu'à Celsoy.

      Les villageois, terrorisés, n'osaient plus sortir de leurs maisons. Pourtant, l'heure de la messe approchait. Cela ne pouvait plus durer. Dieu qui veillait sur ses fidèles, transforma les monstres en pierre. Le calme revint. Les gens reprirent confiance, oublièrent leur peur et se rendirent tous à l'office.

      Aujourd'hui, les bêtes pétrifiées servent de gargouilles par lesquelles s'écoule l'eau de pluie, cette eau qui éteint le feu.

      La foudre vient, parfois, frapper le clocher. On raconte que c'est Lucifer qui cherche encore à se venger de son échec.

Le beffroi

      L'état du beffroi devenant incertain, le conseil décida sa réfection en 1961 par un menuisier de Chauffour. Ce travail fut évalué à six cents heures de main-d'oeuvre. Bien qu'étant plus cher par rapport à un beffroi métallique, il fut réalisé en bois : une note de noblesse incontestable, si l'on se place sur le plan de la restauration d'un patrimoine ancien.

      Il est à noter qu'actuellement, l'exécution d'un beffroi métallique n'est plus acceptée par les Beaux-Arts.

En 1962, le conseil municipal décida de vendre l'ancien beffroi au plus offrant.

 Les cloches

      L'ancien beffroi possédait une cloche qui fut abîmée. Suite à un devis de Monsieur Barret, fondeur à Breuvannes, elle fut refondue en avril 1835.

Joseph Hyacinthe Léonard Barret réclama un dû à la commune de Montlandon, d'un impayé de quinze mois, soit la somme de 2 800 F. Ce montant représentait le prix de soixante-dix-huit kilos de métal, ajouté aux 550 kg du marché. Il intenta un procès à la commune.

      Il s'agissait d'une composition de quatre pavés de cuivre rouge et d'un pavé d'étain fin d'Angleterre. Le litige portait sur une partie de zinc qui aurait été substituée. Il fut impossible à la commune de le prouver.

      La mise en fusion fut faite en présence de Monsieur Billant, maire de l'époque et de son adjoint.

      Le jour de la Toussaint 1885, la petite cloche fut cassée. Messieurs Farnier, fondeurs à Robécourt, proposèrent pour accorder les deux autres, d'en refondre deux pour un montant de 1 390 F. La fabrique et les particuliers fournirent 1 090 F. C'est pour cette raison que la plus grosse cloche date de 1874. Le sens de balancement est croisé comme l'ancienne configuration du beffroi de Hortes.

La grosse

DONNEE A L'EGLISE PAR MARIE-ANNE CHAMONT, SOEUR DE JEAN ET JACQUES CHAMONT. J'AI ETE BENITE EN 1874 PAR PIERRE LOUIS MICHAUT, VICE DOYEN, CURE DE MONTLANDON, SOUS LES NOMS DE MARIE IMMACULEE PIERRE AMAND. J'AI EU POUR PARRAIN CLAUDE FRANCOIS GUILLAUMOT DUVERNOIS ET POUR MARRAINE MADEMOISELLE MARIE MARGUERITE GRAND- GUILLAUMOT

SANCTUS DEUS, SANCTUS FORTIS, SANCTUS IMMORTALIS.

Son diamètre : 1,20 m

La moyenne

J'AI ETE FONDUE EN 1886, SOUS L'ADMINISTRATION DE JEAN-BAPTISTE LAURENT MAIRE ET DE NICOLAS BRESSON ADJOINT. J'AI ETE BENITE PAR FRANCOIS JULES VILLEMIN, CURE DE MONTLANDON. J'AI EU POUR PARRAIN LEON AUGUSTE JOURDEUIL, CURE DE PLESNOY ET POUR MARRAINE, ELISABETH VERBECQ.

VOX DOMINI IN VIRTUTE.

FARNIER FRERES, FONDEURS A ROBECOURT, VOSGES.

Son diamètre : 1,10 m

La petite

J'AI ETE FONDUE EN 1886, SOUS L'ADMINISTRATION DE JEAN-BAPTISTE LAURENT, MAIRE ET NICOLAS BRESSON ADJOINT.

J'AI ETE BENITE PAR FRANCOIS JULES VILLEMIN, CURE DE MONTLANDON.

J'AI EU POUR PARRAIN MARIE-PIERRE AUGUSTE LAURENT PRETRE ET POUR MARRAINE MARGUERITE LENOIR, DAME PLOUARD.

VOX DOMINI IN MAGNIFICENTIA.

FARNIER FRERES, FONDEURS A ROBECOURT.

Son diamètre : 1,00 m

Les tonalités respectives sont : ré, mi et fa. Leur accord n'est pas parfait.

L'horloge

      Vers les années 1951, il y avait encore une horloge mécanique, équipée de quatre cadrans. Son remontage quotidien était à la charge d'une personne qui était indemnisée à cette époque à huit cent soixante francs par an. Pour les sonneries civiles, une indemnité supplémentaire, s'élevant à la somme de mille sept cent cinquante-huit francs, lui était remise.

      C'est en 1925 que cette horloge ainsi que ses cadrans seront rénovés. Malheureusement, elle n'est plus dans le clocher. J'ai fait une recherche auprès d'anciens responsables communaux, personne ne se souvient d'elle.

Je pense que c'est au moment de l'automatisation du système que cette horloge a dû être cédée ou vendue.

La statue de la Vierge

      Une statue de la Vierge fut érigée en 1872, sur l'éperon rocheux, au lieu-dit " Le Soc ". C'est à l'initiative du Curé Pierre Michaut et de son frère, Claude que cette statue vit le jour.

      Les habitants du village étaient pauvres et leur générosité qui avait déjà été mise à l'épreuve par les frais de la rénovation de l'église, ne put être sollicitée à nouveau. C'est pourquoi, leur participation fut manuelle.

Ils transportèrent avec des hottes de vendange, toute la terre et la pierraille qui furent nécessaires à la réalisation du socle.

       Cent soixante mètres cubes furent évalués pour ces besoins.

      Elle fut inaugurée le 24 mai 1872.

      Une cérémonie annuelle a lieu le 15 août. A plus de 400 mètres d'altitude, sur son socle, elle domine la verdoyante dépression de l'Amance.

On peut lire :

      Notre Dame des grâces, Priez pour nous,

La paroisse de Montlandon, a érigé ce monument ;

A l'Immaculée Conception,

Comme témoignage de son amour.

ave maria.

      En 1972 fut fêté le centenaire de ce monument. Monseigneur l'Evêque, de nombreux prêtres et personnalités locales et départementales, assistèrent à cette grandiose cérémonie. Quelque cinq cents personnes participèrent à cette dernière.

Le cimetière

      On peut remarquer, au milieu d'un magnifique bouquet d'ifs, la sépulture en forme de chapelle des familles Barbier-Lefèvre.

En 1903, suite à une proposition de la sous-préfecture, la commune accepta le classement " monument historique " de la croix du cimetière, pierre du XIème siècle. Elle fut rénovée en 1892.

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Petite cloche de la fonderie Farnier

Cloche moyenne de la fonderie Farnier

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