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1, place Virey  52600 Hortes


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La bâtisse :


      C'est à l'emplacement de la Vierge du cimetière, à quelques deux mètres en dessous du niveau de celui-ci, que fut construit la première église. Elle fut dévastée à plusieurs reprises. Fort ancienne, avec des origines assez floues, elle sera reconstruite en 1455 grâce à Guy Bernard, 86ème évêque de Langres. Lorsque l'on creuse une tombe sur son ancien site, on retrouve le niveau de cet ancien édifice sous forme de grandes dalles et de nombreuses pierres noircies par l'incendie qui l'a détruit le 26 septembre 1636. L'église fut restaurée sous Clément Macheret, curé de l'époque, qui obtint des reliques de St-Didier. C'est l'évêque lui-même qui les déposa dans le maître-autel. L'église se dégradant et étant d'une dimension bien insuffisante pour la population du moment, il fut envisagé une nouvelle construction.

      Une autre église vit le jour en 1781, date à laquelle les premiers travaux commencèrent à l'emplacement de l'église actuelle. Ce n'est qu'en décembre 1783 que le culte commença. Cette date est gravée sur la partie supérieure du fronton de l'église. Cette construction s'acheva en 1786. La construction fut menée à bien par Monsieur Menne, entrepreneur. En 1821, un enduit à base de chaux recouvrit les murs intérieurs.

En 1822, son agrandissement fut envisagé. En 1829, des plans et un devis furent établis par Monsieur Loisellot, entrepreneur à Velles et sous la responsabilité de Henry Barbier, architecte à Vesaignes. L'ensemble du projet, accepté par le conseil municipal, fut envoyé par Pierre Bourier, maire de l'époque, à Monsieur Chaussier, architecte à Chaumont. Le 17 septembre 1829, en mairie de Langres et sous la présidence de Monsieur le sous-préfet, l'adjudication au rabais de l'agrandissement de notre église fut ouverte. Le rabais fut ouvert sur la somme de 34 168 F. Claude Dondot de Marac fit rabais à 33 900 F. Jean-Baptiste Hérost, entrepreneur à Juzennecourt fit rabais à 33 900 F. " ...un huitième feu allumé sur cette dernière mise, s'étant éteint sans nouveau rabais, l'adjudication a été tranchée moyennant la dite somme de 33 900 F au profit du sieur Jean-Baptiste Hérost... ". C'est en 1830 que fut posée la première pierre. En 1832, l'église fut agrandie par le choeur et son abside, le déambulatoire et les transepts avec leur chapelle respective. C'est à ce moment là qu'elle trouva sa dimension actuelle, où elle a pour forme, une croix latine. Le coût global et définitif s'éleva à 35 600 F. Un mois après, c'est Monseigneur Jacques Marie Mathieu, évêque de Langres, qui consacra l'église et l'autel. 

La paroisse fêta le centenaire de cette consécration en novembre 1933.

L'église dans son ensemble est, dans un village, l'empreinte profonde de sa personnalité. Elle est le centre de ce dernier, elle en est le monument principal. Elle est la gardienne des vivants et des morts. Elle symbolise la tradition, que l'on respecte ou que l'on bafoue. Elle évoque enfin, la vie et la mort des générations. Elle est le lieu d'une influence profane. Ce n'est pas par hasard si la mairie et les écoles sont proches d'elle.

Notre église St-Didier de Hortes, d'une architecture romane, est d'une taille tout à fait surprenante pour l'importance du village. Le nombre de ses habitants au moment de sa construction, plus de 1300, n'explique pas tout.

Hortes était aussi un important centre religieux.

Ces deux raisons expliqueraient cette taille, qui en fait, par sa dimension d'environ 50 m x 32 m, l'une des plus grandes églises de la région. Le chevet d'une église, c'est à dire la partie postérieure du choeur, est en général dirigé vers l'Est (Jérusalem). Ce n'est pas le cas de l'église St-Didier.

            Elle possède un déambulatoire exceptionnellement remarquable. La voûte en berceau plein cintre est supportée par seize piliers en pierre de sable, extraite d'une carrière locale, au lieu-dit " Champs charbonnier ".

Cette pierre est relativement fragile. Une personne voyant cette bâtisse pour la première fois est très surprise par son aspect trapu, austère, puissant, qui pourrait faire penser à un château ou à une place forte ! 

            En 1957 et 1958, la voûte de l'édifice est renforcée. La rénovation intérieure de l'église est entreprise en 1979. Le poids des années avait sérieusement endommagé les enduits. Elle était chauffée par des poêles à bois qui se chargeaient bien plus souvent de fumer et de noircir que de chauffer. Leurs cheminées respectives furent réalisées en 1935.

La charpente, moins spectaculaire que celle du clocher, est néanmoins très imposante. Elle est facilement accessible par une porte qui se trouve au premier niveau du clocher.


  

Le clocher :


      Avant les années 1860, le clocher ne s'élevait guère plus haut que les abat-sons et n'était pas couronné de sa belle flèche actuelle. Son toit était en tuile ancienne, sur quatre pans et d'une taille très modeste ainsi que quatre petits abat- sons.

Vu l'état délabré de la construction, en 1859, le conseil municipal émit l'hypothèse de remplacer ce dernier.

Il fit appel à Monsieur Barbier, architecte, qui présenta un devis de 12 309 F. Cette somme représentait un important investissement pour les maigres finances de la commune. Les besoins de la population imposaient un clocher plus haut. Les villageois habitant les extérieurs du village étaient plus nombreux qu'aujourd'hui et à cette époque, l'ensemble de la vie du village était ponctuée par ses cloches. Après délibération, le conseil accepta le projet que Monsieur Barbier leur soumit.

La réalisation en sera superbe. Sa charpente imposante, l'ensemble fuyant de sa flèche, les ornements en pierre au-dessus des cadrans de l'horloge, des mois de travaux ont permis pour finalité, une réussite totale.

Les villageois en étaient fiers. C'est Monsieur Hannaire, entrepreneur, qui réalisa ces travaux. Le chantier fut visité par de nombreux curieux. C'était l'objet pour eux, d'une promenade dominicale. Suite à l'orage du 22 juin 1861, sa toiture fut en partie détruite, cette toiture qui était seulement en construction. Sur les comptes rendus du conseil, il est même question d'ouragan ! Une somme supplémentaire fut votée pour la remise en état de cette couverture. Ce n'est qu'en janvier 1862 que les travaux s'achevèrent. En 1888, à la suite d'un nouvel orage, la toiture fut à nouveau réparée.

Peu avant la mobilisation de 1914, un orage de grêle imposa une réparation. Un important échafaudage sera mis en place. Il y restera jusqu'en 1919, date à laquelle les travaux se terminèrent. De juillet 1949 à août 1950, trente ans après, les ardoises furent changées. En 1979, à l'exception du clocher, toute la toiture fut refaite pour un montant de 390 962 F.

Malheureusement, en juillet 1984, une tempête de grêle s'abattit sur le village et c'est une grande partie du toit de l'église qui dut être refait (lattage, tuiles plates) et le clocher dut être à nouveau échafaudé.

Cette charpente plus que centenaire s'est vrillée en partant de sa base dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

Soixante quinze marches permettent d'accéder à la chambre des cloches, espace privilégié d'une visite, dans un monde irréel, d'où l'on peut contempler notre si beau village. Un sentiment de crainte, peut-être, où le vide vous attire, le monde est bien petit. Et puis soudain, sentinelles du temps, les cloches vous rappellent que la vie continue. Deux ensembles d'abat-sons sont recouverts d'ardoise et répartis sur les quatre faces du clocher. Cette tour mesure environ cinquante deux mètres. Elle est surmontée d'un superbe coq. Le coq de nos clochers est tout un symbole, symbole de vigilance et symbole de notre peuple de France. C'est aussi ce coq qui attend le lever du jour, image du Soleil de justice, c'est-à-dire image du Christ. Ce sont les moines irlandais, sous la conduite de St- Patrick, qui à partir du VIème siècle, ont amené cette tradition pendant la période où ils ont rechristianisé la Gaule.

Notre coq fut descendu en 1914, lors de la rénovation de la toiture, et, le 5 juillet de cette même année, après avoir été rénové, il retrouva de nouveau son perchoir. Lors des travaux de la toiture du clocher, en 1950, un coq neuf fut hissé en son sommet. Il était monté sur roulement à billes. Suite à l'orage de juillet 1984, pendant la rénovation de la toiture du clocher, le coq fut de nouveau rénové. Sa remise en place en avril 1985 par un ouvrier de l'entreprise Gallissot responsable des travaux, fut l'objet d'une sympathique cérémonie où la population, les élus et les enfants des écoles furent admiratifs.


  

Le beffroi :


Le beffroi est la charpente de chêne, quelquefois métallique, qui reçoit les cloches afin qu'elles puissent se balancer. Il repose sur quatre grosses pierres d'angles, appelées corbeaux ou corbelets.

Son poids et sa conception doivent pouvoir lui permettre de supporter le balancement à la volée des cloches sans aucun scellement ni fixation. Ce bâti, indépendant de la maçonnerie, permet de ne pas ébranler, lors des sonneries, les murs du clocher. La souplesse du bois permet d'amortir les vibrations provoquées par la volée, la maçonnerie étant ainsi préservée de toute fissure.

Sa réalisation est un travail de charpentier.

Le beffroi de Hortes, à l'origine, a été très mal conçu. Se dégradant par le poids des années, il fut lesté par un plancher en béton de mauvaise qualité, à tendance poreuse, en bloquant totalement les poutres principales. Mais l'humidité, quasi permanente de ces lieux, s'y est infiltrée. Au bout de quelques années, sous le plancher en béton, furent placés des madriers afin d'étayer l'ensemble du beffroi. Il fut renforcé à deux autres reprises par des tirants métalliques assez nombreux mais qui ne suffirent pas à stabiliser définitivement ce dernier.

Il sera renforcé en 1989 par les Ets Hennequin de Champlitte pour un montant de 45 000 F. Un voisin proche de l'église m'a signalé une anomalie. Lorsque les trois cloches étaient à la volée, la croix et le coq surmontant le clocher, se balançaient d'une façon tout à fait inhabituelle. Je suis monté au-dessus du niveau des cloches et, pendant le balancement de ces dernières, j'ai constaté que le beffroi, d'une part surdimensionné et d'autre part se disloquant, tapait sur la structure même de la maçonnerie.

Il devenait urgent de trouver une solution. Dans l'intervalle, la société qui assure la maintenance annuelle des cloches, a envoyé à deux reprises à la municipalité, une mise en garde du danger d'une telle situation.

C'est ainsi qu'en 1994 fut décidé le remplacement du beffroi. Il faut savoir que les cloches en balancement développent 2,7 fois leur poids soit une contrainte de plus de 12 tonnes. Sa fabrication respecte un coefficient de sécurité

 de 3.

Sa base mesure 4,15 m x 4,15 m, partie intérieure la plus large du clocher.

Durant les travaux, les trois cloches furent suspendues à la charpente de la flèche. L'ancien beffroi fut totalement démonté à partir du 15 septembre 1994. Son ossature fut déposée au pied du clocher. Le plancher en béton fut cassé. C'est à ce moment que le nouveau beffroi fut assemblé. Il représentait un volume de cinq mètres cube avec son plancher en châtaignier et ses poutres en chêne. Les cloches se balanceront toutes dans le même sens, contrairement à l'ancienne configuration. Le sens de balancement fut choisi pour que l'effort soit réparti contre la nef.

Le 21 septembre 1994, après quinze jours de travaux, l'ossature du beffroi fut assemblée à hauteur des abat-sons. Le tout fut renforcé par un chevillage en acacia.

La nouvelle cloche fut hissée au moyen d'un palan le 22 septembre, date à laquelle elle alla rejoindre ses trois compagnes. La partie mécanique allait être replacée. Enfin, l'installation électrique fut refaite.

Le coût du beffroi est d'environ 210 000 F. Durant les travaux, il s'est avéré que deux des corbeaux sont affaiblis, par fissure pour l'un et par manque de pierre pour l'autre. Après avoir envisagé un chevillage de ces derniers, c'est en définitive deux petites poutrelles en angle qui sont venues renforcer ces supports.



  

L'horloge :


En date du 30 juin 1871, le fabricant de Strasbourg, la société Ungerer, transmit par courrier manuscrit, un devis détaillé pour la fourniture d'une horloge. Un prospectus y est joint. Les quatre cadrans, d'un mètre dix de diamètre, sont en tôle peinte à fond noir avec chiffres et aiguilles dorés. L'autonomie du remontage mécanique est de 36 heures. Les rouages sont en bronze et les pignons en acier fondu et poli. La mécanique est renfermée dans une armoire à portes vitrées, cette dernière étant peinte à l'huile. Le coût global installé est de 2 495 F. La garantie accordée est de dix années. Elle fut installée quelques mois plus tard sous l'administration d'Alexandre Viard, maire de l'époque.

Il semblerait que dans le passé, une ancienne horloge existait déjà. Cette dernière est citée dans le courrier de Monsieur Ungerer. Le remontage des deux poids est habituellement fait à l'heure de midi. Le responsable est obligé de monter au premier étage du clocher. A l'aide d'une manivelle commandant deux treuils séparés (quart d'heure et heure), il enroulait respectivement sur chacun, un câble d'acier de 20 m de longueur.

L'électrification permit de supprimer cette contrainte quotidienne en 1951.

En 1900, les cadrans sont peints en noir, avec des aiguilles dorées. Ce n'est qu'en 1950, qu'ils seront peints en blanc, la lisibilité des heures étant plus aisée.

En 1990, après de nombreux problèmes avec l'horloge mère et l'horloge mécanique à l'étage supérieur, cet ensemble est remplacé par un système à microprocesseur. La régularité et l'automatisme en seront ainsi assurés.


Les vitraux :


      Les vitraux de l'église St-Didier, polychromes, au nombre de 17, mesurent environ 1,40 m de largeur sur 2,70 m de hauteur.

Sur la façade Ouest, au niveau de la nef, le premier représente Sanctus Desiderius, St-Didier, épiscopat et martyre, dans son habit sacerdotal rouge avec ses sandalettes assorties. Son histoire est citée dans un paragraphe

 suivant.

Le deuxième, Sanctus Paulus, St-Paul apôtre et martyre, un glaive à la main gauche, représentant la parole de Dieu, cette parole qui parfois fait mal, afin de nous remettre sur le droit chemin. Dans la main droite, il tient les Saintes Ecritures.

Le troisième, Sanctus Petrus Apostolus, représente St- Pierre apôtre dans sa tunique violette et tenant dans sa main gauche les clefs du royaume des cieux en tant que chef de l'Eglise. Le quatrième représente Sancta Mathildis Régina et Vidua, Ste-Mathilde, remettant ses bijoux et ses objets précieux avant d'entrer dans le monastère qu'elle va fonder.

Deux vitraux ornent la façade principale. Le baptême du Christ par St-Jean-Baptiste dans les eaux du Jourdain. En mémoire de Jean Baptiste Ignard le 26 Juin 1902. L'Abbé Ignard était curé de Laneuvelle, où il est décédé.

Le deuxième représente Ste-Jeanne d'Arc à Domrémy gardant ses moutons, avec sa quenouille, filant la laine, où l'apparition lui dit de partir pour libérer la France de l'occupation anglaise. Il m'est arrivé, à l'aurore, de me trouver dans la nef de l'église. Ces vitraux, inondés par le soleil levant, semblaient attendre mon regard. Sur la façade Est, quatre représentent respectivement Sanctus Camillius confessor, St-Camille, vêtu de sa robe noire, tenant un missel et un crucifix. Il fonde un ordre au service des malades. Le deuxième, Sanctus Joannes, St-Jean évangéliste et martyre, dans une magnifique tunique rouge pourpre. Le troisième, représente Sanctus Bernardus Abbas, St-Bernard abbé. Les quatre vitraux des deux chapelles latérales sont un jeu de géométrie colorée comme les quatre autres du déambulatoire. La rosace sur la façade principale mesure 1,90 m de diamètre. A l'origine, elle était en verre blanc. C'est en 1914 qu'elle fut refaite. Elle ne présente pas de trait particulier, mais la présence de couleurs lui donne un aspect imposant au-dessus du majestueux portail. Les deux petites rosaces latérales étaient à l'origine en verre blanc. Elles mesurent 0,70 m de diamètre. Elles furent refaites pour être colorées comme la grande, dans la même architecture, réalisation d'un verrier de Dijon en 1921. Au soleil couchant, les effets de lumière et de couleur sont saisissants, les rouges vermillon ont une profondeur indéfinissable, un travail artistique merveilleux.

En 1861, un violent orage occasionna de très importants dégâts dans le village. Les vitraux ne furent pas épargnés par la grêle et le vent. Jean-Baptiste Lamy, vicaire général à Langres, ancien curé de Hortes durant plusieurs années, fit remplacer les anciens monochromes par les vitraux actuels, peut-être une marque profonde de reconnaissance à ses anciennes ouailles.

Le 13 septembre 1943, l'explosion de la poudrière de Langres, qui fit tant de dégâts aux vitraux de la cathédrale, n'endommagea que le vitrail de St-Jean-Baptiste. En 1975, les vitraux furent restaurés par un verrier de Dijon. Ils furent grillagés en 1957 afin de les protéger mécaniquement (pierres, grêle, oiseaux...).


  

Les statues :


Le maître-autel est orné de quatre statues en bois polychromes du XVIIIème siècle, provenant de l'église avant son agrandissement. Dans l'église, une statue bizarre représente un saint qui porte sa tête dans ses mains. C'est St-Didier, le saint patron qui protège la paroisse. Cette statue figure sur la couverture de ce livre. En pierre calcaire, de la fin du XVIème siècle, cette statue proviendrait de l'ancienne abbaye de Beaulieu.

Deux bas reliefs représentent la crucifixion et la résurrection du Christ, de même facture et dans la même période. Ils proviennent de l'ancienne église de Hortes. D'autres belles statues ornent cet édifice. St-Nicolas, en pierre polychrome et dorée est un don de l'Abbé Vinot en 1845. St-Blaise, Ste-Philomène, Ste-Barbe, St-Joseph. Leurs origines sembleraient remonter au XVIème siècle, peut-être faisant partie du patrimoine de Beaulieu.

Ste-Thérèse, très simple, sur un piédestal en chêne massif, (d'une hauteur de 1,50 m), fut offerte par tous les paroissiens. Elle fut inaugurée en novembre 1927 au cours de la mission conduite à l'époque par les Pères Redemptionistes, Maudru et Ferrand. La grille en fer forgé qui l'entoure en fait une petite chapelle. Quatre plaques de reconnaissance y sont apposées. Ce type de statue en plâtre peint, de l'après 1900, fut beaucoup critiqué dans les milieux religieux réformateur et dans le monde de l'art. La statue en pierre de St-Hurbain fut offerte par un habitant de Hortes. Plus de vingt-cinq statues ornent l'édifice.


 Le sol :


Les différentes allées, à l'intérieur de l'église, sont recouvertes de carreaux en grès cérame, de couleur rouge brique, ton pierre, gris et noir de 16 cm x 16 cm. Au début de l'année 1914, le Curé François lança un appel à ses paroissiens pour rénover le pavage en dalle de grès. Mais la guerre éclata et les travaux ne purent commencer qu'en 1921. Ce pavage fut complété respectivement en 1921, 1923, 1927 et 1928. Plusieurs sollicitations furent lancées afin de financer le projet par tranche, car les finances de la paroisse étaient bien maigres. Le premier pavage de l'église date de 1861. Il est en grès mais il s'use rapidement. Seul, les marches furent exécutées en marbre. Dans la nef, 24 rangées de bancs sont réparties de chaque côté de l'allée centrale.


Les autels :


Le maître-autel avec ses statues était orné de chandeliers en bois dorés qui remplacèrent ceux argentés en 1937. Ces derniers furent enlevés vers les années 1980. Le tabernacle est surmonté d'un reposoir. Le tout est coiffé d'une imposante croix de mission. Lorsqu'il y avait encore tous les oriflammes, les bâtons de procession, les chandeliers, le sanctuaire rappelait le style baroque. Un autel plus récent est utilisé au milieu du choeur à chaque office.

Les deux chapelles latérales dédiées l'une à la Ste-Vierge et l'autre à St-Joseph, possèdent chacune un autel en marbre, comme le maître-autel. Des bancs y étaient aménagés pour la chorale des filles et celle des garçons.

  

L'autel Ste-Jeanne d'Arc se trouve au pied dudit vitrail, à l'entrée de l'église.

Les noms des morts des différentes guerres y sont tous gravés. En voici le détail :

Guerre 1870-1871

Justin Ignard, capitaine. Eléosippe Migneret, capitaine

Jean-Baptiste Miavril, lieutenant. Jean-Baptiste Bourrier

Léon Carbillet. Nicolas Cornaire

Adrien Doré. François Doré

Jean Lisabau

Expéditions coloniales

Alfred Bailly, mort en Nouvelle-Calédonie

Alfred Tiquet, mort en 1895, à Madagascar


Guerre 1914-1918

Alfred Chapusot...21 août 1914

Georges Guillemin...29 septembre 1914

Jean Humblot...22 août 1914

Jean-Marie Drouot...2 octobre 1914

Marcel Matuchet, lieutenant...6 novembre 1914

Henri Viard, capitaine...17 décembre 1914

Léon Burgy, adjudant... 4 mars 1915

Elie Burgy, caporal...22 mars 1915

Alphonse Aragon...25 mars 1915

Alexandre Frenette...25 avril 1915

Ludovic Collier...7 mai 1915

Lucien Bourlier, sergent...12 mai 1915

Arthur Morisot...14 mai 1915

Camille Valton...27 juillet 1915

Victor Morizot, caporal... 9 septembre 1915

Louis Guillemin, maréchal des logis...30 septembre 1915

Maurice Peltier...21 novembre 1915

Pierre Mongin...8 mars 1916

Alfred Guillaume...16 avril 1916

René Pierrot...28 avril 1916

Emile Bailly...5 juin 1916

Eugène Fassler...6 juillet 1916

Paul Guichard...3 septembre 1916

Henri Billottet...5 septembre 1916

Albert Cornaire...12 septembre 1916

Jules Rallet...14 septembre 1916

Marcel Robert, adjudant... 5 octobre 1916

Jules Richard...7 novembres 1916

Marcel Bourgogne...20 décembre 1916

Alphonse Aragon...21 décembre 1916

Emile Soichet...23 décembre 1916

Henri Pechiné, capitaine...12 mars 1917

Achille Totey...13 mars 1917

Emile Pierrot...16 avril 1917

Luc Totey...13 mai 1917

Edouard Pascard...20 août 1917

Victor Lacroix...19 octobre 1917

Albert Deluce...7 avril 1918

Fernand Merger...28 juin 1918

Alphonse Pernot...18 juillet 1918

Abel Foissey, adjudant chef...30 août 1918

Louis Vauthier...27 septembre 1918

Ernest Jacquinot, capitaine...21 octobre 1918

Eugène Jacquinot...16 décembre 1918


Guerre 1939-1945

Marcel Maurin, déporté en 1944

Charles Roblin, déporté en 1944

Adam Iwanski, déporté en 1945


A l'intérieur, vers la porte du clocher et à proximité de l'autel précédent, l'on peut remarquer une plaque en marbre.

Elle commémore le massacre de 1636.


 Le 26 septembre 1636, Hortes fut détruit

2 églises incendiées

165 maisons saccagées

400 habitants massacrés

par les armées de Gallas

_

En mémoire

de ce douloureux événement

cette plaque fut posée.

26 septembre 1936

  

  

La tribune :


Le souhait de nombreuses personnes fut que le choeur de chant soit mis en valeur par sa position surélevée. Les chapelles latérales et le bas arrière de l'église n'offraient pas la meilleure position quant au résultat. La qualité même de la chorale était très bonne mais l'acoustique mal adaptée, gâchait le résultat. C'est à partir de là, avec l'accord de la municipalité, que le 6 octobre 1913, un devis de cette plate-forme tant souhaitée, est présenté par un menuisier pour la somme de 1 444 F. Il sera accepté. Vingt-huit marches permettent d'y accéder. La tribune domine la magnifique nef centrale de l'édifice. Soixante huit colonnettes ornent la balustre et la rampe d'escalier, le tout en chêne massif teinté. Une lyre et un écusson ornent la balustre. Seul, le parquet et le plafond seront faits en sapin. Cette réalisation, d'un menuisier de Hortes, Lucien Voillemin, fut un don de Mademoiselle Euphrasie Dussy ainsi que d'Albert Floquerey. Son atelier nuiserie se trouvait rue de Rosoy, à l'emplacement de l'ancien café de la poste. C'est dans cet atelier que Lucien Fourrier, mon grand-père maternel, apprit ce métier. C'est lui, durant son apprentissage avec Lucien Voillemin, qui procédera à la fabrication et à l'installation de cette tribune. C'est le 25 décembre 1913 que fut inaugurée cette réalisation. Elle était réservée au choeur de chant des jeunes filles. Les garçons se trouvaient dans une chapelle latérale.

Depuis les années 1960, cette tribune n'est plus utilisée

Lors de son utilisation le 15 août 1994, j'ai constaté sa dégradation sérieuse. Son parquet semble attaqué par des insectes

et sa stabilité devient douteuse.

 

  

      1. Les harmoniums


L'harmonium actuel a été offert par le petit-fils de Joseph Genuyt-Besancenet de Beaulieu le 14 septembre 1879.

Plus de 100 ans après, à chaque office, Cécile Biquet accompagne la chorale avec cet instrument.

Un semblable se trouve à la tribune, où pendant plusieurs dizaines d'années, la chorale animait les différents offices paroissiaux. C'est le curé Louis Ragot qui en fit don en 1929.

Passionné de musique, j'ai souvent, durant mes vacances à Hortes,  accompagné la chorale avec cet harmonium. J'ai toujours rêvé d'un orgue dans cette église et cette magnifique nef mériterait, elle aussi, au même titre que la nouvelle cloche, le cadeau d'un tel instrument. L'église de Chalindrey a eu une opportunité unique de pouvoir faire l'acquisition d'un petit orgue ancien. Je souhaiterais que ce rêve se réalise. Le projet est à l'étude dans le cadre de l'association locale " Arts et Loisirs en Haute-Amance ".

Je pense que de nombreuses personnes se souviennent de la bénédiction de la cloche, où l'orgue a eu sa place durant la cérémonie.

Il faut aussi se rappeler, ce 20 novembre 1994, où le concert,  organisé par l'harmonie municipale de Fayl-Billot Hortes a été tant apprécié. Ce fut très certainement une des premières fois que les voûtes de notre église vibraient d'une façon si intense.

L'acoustique de cette vaste bâtisse est en totale harmonie avec l'art musical. Combien d'églises sont utilisées à cette fin ?

N'est-ce pas là,  un moyen  de se retrouver, en dehors d'une célébration ?



  

Les accessoires de culte

Ciboire, calice, reliquaire, ostensoir, encensoir, tous ces objets sacrés font partie de notre patrimoine religieux. Ils sont en vermeil pour certains, en métal argenté pour d'autres. Il subsiste encore des bâtons de processions, la plupart du temps en bois doré polychrome.

C'est Monseigneur Larue, évêque de Langres qui inaugura le chemin de croix en 1887.

Le bénitier en marbre, à proximité du grand portail, provient de l'abbaye de Beaulieu. C'est un particulier qui l'acheta et le donna à la paroisse.

Le baptistère est clos avec une grille en fer forgé

La chaire est coiffée d'un dôme. Cet ensemble en chêne massif est simple et sans décoration superflue.

Deux confessionnaux se trouvent chacun dans les chapelles latérales.

  

      1. Le cimetière

Il entoure totalement l'église.

Il devient actuellement quasiment saturé. Le responsable actuel est Roland Goncalvès, premier Adjoint.

Un plan de ce cimetière a été réalisé par André Maât, instituteur et secrétaire de mairie de 1945 à 1967.

En 1957, Emile Pechiné est nommé, par le conseil municipal, responsable pour la remise en état de ce lieu. En effet, de nombreuses tombes sont laissées à l'abandon. En 1968, il n'est plus possible d'édifier des caveaux à moins de 4 m de l'église ou du clocher afin de respecter la solidité des fondations de l'édifice,

En 1981, le mur du cimetière, parallèle à la rue St-Didier, est réparé pour la somme de 95 155 F.

Des cercueils en pierre ont été retrouvés à proximité du mur d'enceinte. Ils seraient datés de l'époque mérovingienne.

Hortes, dans des temps bien lointains, enterrait ses morts à Chalindrey.

En effet, il était d'usage, dans la chrétienté naissante de nos régions, d'enterrer les morts d'un même lieu, autour de la première église naissante. C'était le cas de Chalindrey, qui était le chef-lieu du doyenné du Môge. L'origine de ce nom semble provenir de la situation géographique de cette région, qui très fertile comme Hortes, favorisait la culture et l'élevage.

Le cimetière se situait au-dessus de la Côte des Crès, petite colline qui domine la gare de Chalindrey.

Pour revenir à notre village de Hortes, l'entrée Sud du cimetière possède une statue en fonte de la Vierge.

Elle fut érigée en 1871, grâce aux habitants, soutenus par le maire et son conseil ainsi que par le curé.

Cette statue de l'Immaculée-Conception fut réalisée à Rome en 1854. Celle de Hortes en est sa copie.

Sa réalisation est une marque de gratitude de toute une population pour avoir été préservée de l'invasion guerrière.

La grotte qui est au pied sera achevée en 1919 avec des pierres percées de la région. L'emplacement du terre-plein sera a son tour aménagé en  1949, témoignages renouvelés après deux conflits, d'une infinie reconnaissance.

 Une autre statue de la Vierge est située rue de Rosoy, à hauteur de l'ancien patronage.

En 1849, suite à une lettre de Monsieur le Préfet proposant la création d'un nouveau cimetière au Nord du village, le conseil s'opposa à ce projet.


  

      1. Les calvaires

A chaque  entrée du village, il y a un calvaire qui par tradition, regarde le plus souvent le centre de celui-ci. Ces croix sont aussi appelées, croix de mission.

Ces monuments étaient très respectés par les passants.

Qu'ils soient à pied, à cheval, à vélo ou en voiture, ils se décoiffaient en passant devant. Hortes en possède six. Certains d'entre eux ont été restaurés en 1946.

Une croix surplombe aussi la fontaine St-Didier.

  

      1. Les tableaux

L'église est très riche en tableaux. Vers l'autel Ste-Jeanne d'Arc, une toile représente " L'assomption " de Murillo. De forme ogivale, cette oeuvre mesure 4,50 m x 2,40 m. Elle provient de l'abbaye d'Auberive. C'est un don de la famille Beaufauchet-Delompré.

Deux très beaux retables décorent les chapelles transversales. Plusieurs restaurations seront entreprises. La première en 1982 : deux tableaux classés monuments historiques :

" La Sainte-Famille " et " La Vierge et l'Enfant ".

Puis en 1983, sera restauré le tableau : " L'institution du Rosaire ".

 Et enfin en 1984, le tableau : " La mort de St-Joseph ".

Les portraits de Jean-Baptiste Lamy, Jean-Baptiste Sommier et Louis Ragot, tous trois curés de Hortes, sont aussi à l'honneur. Le tableau représentant Monseigneur Viard, relégué à la cure, a été proposé à la famille, après avis du conseil curial. Cette dernière a accepté.

  

Photos " intérieur église"  Hortes